Depuis quelques jours, les étangs d’Altenach accueillent de nouveaux visiteurs : des bécassines des marais. Au moyen de leur long bec, elles sondent avec frénésie les sols humides du plan d’eau, la boue et la vase. L’extrémité supérieure de la mandibule est flexible et incurvée, ce qui lui permet de détecter ses proies par le toucher et les vibrations, même quand elles sont enfouies profondément dans le sol. Son mets favori? Les vers de terre qu’elle attrape en grandes quantités. Elle se nourrit également de larves de diptères, de coléoptères, de petits crustacés aquatiques ou de mollusques. Ayant niché dans le nord de l’Europe (Grande Bretagne et Scandinavie) ou en Russie, elle a entré les zones d’hivernage dans son GPS : le littoral atlantique, les pays méditerranéens, voire même l’Afrique tropicale. Pas question de s’éterniser ici ; il faut juste reprendre des forces et se reposer un peu avant de poursuivre la route. La bécassine des marais voyage généralement seule ou en petits groupes lâches ; elle se déplace essentiellement de nuit, ce qui lui permet de ne pas rencontrer les prédateurs diurnes, en particulier les rapaces.
Les étangs d’Altenach, le 30 août 2025