Les écureuils que l’on rencontre dans les parcs ou en forêt sont majoritairement roux. Lorsqu’il arrive de croiser un individu au pelage exceptionnellement sombre, presque noir, on peut s’interroger sur son identité : s’agit-il de l’espèce habituelle, l’écureuil roux, ou d’un autre invité sur le territoire français ? Très probablement, c’est un écureuil roux atteint de mélanisme, qui se caractérise par une production excessive d’eumélanine, un pigment noir ou brun foncé, qui masque la teinte rousse habituelle. Cette adaptation est un atout, car le pelage sombre absorbe mieux la chaleur, offrant un avantage thermique précieux dans les régions froides, notamment en altitude ou dans les forêts de conifères (comme les Vosges). Il est important de noter que cet individu conservera cette prédisposition sombre toute l’année, même si sa nuance varie : il sera plus noir et épais en hiver, et légèrement plus court et brun-rougeâtre en été. On distingue bien les pinceaux de poils caractéristiques du sommet des oreilles et la silhouette assez svelte. Le sujet observé n’est donc pas un écureuil gris d’Amérique, une espèce envahissante redoutée mais pas établie en France métropolitaine.
La Petite Camargue Alsacienne, le 11 septembre 2025