Cet orvet fragile a été croisé sur un sentier de sous-bois ombragé. Il avançait prudemment en interprétant les signaux olfactifs captés par sa langue. Il s’agit vraisemblablement d’un mâle. Le corps présente une coloration uniforme, sans la fine ligne dorsale sombre qui est caractéristique des femelles… La reproduction de l’orvet fragile est fascinante et constitue une caractéristique importante pour le différencier d’autres reptiles. La saison des amours a lieu au printemps, généralement entre avril et juin, après la sortie de l’hivernation. À cette période, les mâles peuvent se montrer particulièrement agressifs entre eux et se livrent à des combats. Pour s’accoupler, le mâle maintient la femelle en la mordant au niveau du cou ou de la tête. L’orvet est une espèce ovovivipare. Cela signifie que, contrairement à de nombreux reptiles qui pondent des œufs, la femelle garde les siens à l’intérieur de son corps jusqu’à ce qu’ils éclosent. La gestation dure de 3 à 5 mois. La mise bas a lieu entre juillet et septembre, et la femelle donne naissance à une portée de 5 à 20 jeunes. Les bébés orvets sont entourés d’une fine membrane transparente, qu’ils percent immédiatement après la naissance pour se libérer. Ils sont alors de petites répliques des adultes, entièrement autonomes. Le cycle reproductif des femelles est souvent bisannuel, ce qui signifie qu’elles ne se reproduisent que tous les deux ans. Cette particularité est liée à leur métabolisme et à la nécessité de reconstituer leurs réserves d’énergie après une gestation.
La petite Camargue Alsacienne, le 11 septembre 2025