En cette journée ensoleillée de septembre qui a succédé à un passage pluvieux, les insectes sont à la fête et cela n’a pas échappé aux passereaux du secteur. Un gobemouche noir et un pouillot véloce ne cessent de s’envoler pour intercepter des proies de passage. Voici justement le moment où les deux individus réalisent qu’ils convoitent le même insecte. Pour ces passereaux, notamment en période de migration, chaque calorie compte, transformant cette simple chasse en une course effrénée et compétitive. Le gobemouche noir, plus grand, plonge avec une détermination visible, le corps aligné pour l’interception. Il compte sur sa rapidité et son inertie pour s’assurer la prise. Juste en dessous, le pouillot véloce exécute une spectaculaire pirouette, son corps basculé dans un angle étonnant. Cette manœuvre est le reflet de son immense agilité, compensant sa taille plus modeste. La confrontation est silencieuse, faite de mouvements instinctifs et d’une coordination visuelle parfaite. C’est une joute de haute voltige où l’un tente de dérober la proie tandis que l’autre cherche à devancer son rival par une trajectoire imprévisible. Les scènes d’oiseaux qui chassent ne manquent pas de piquant. Mais quand deux individus poursuivent une même proie, cela devient même prodigieux.
Les Octrois, le 10 septembre 2025