Face à la pluie, les oiseaux ont développé des stratégies remarquables pour se protéger. La première ligne de défense est leur plumage. Doté d’une glande uropygienne à la base de la queue, le héron, comme la plupart des oiseaux, enduit ses plumes d’une substance huileuse. Cette couche agît comme un imperméabilisant naturel, faisant perler l’eau et l’empêchant d’atteindre la peau. Leur capacité à résister à la pluie est aussi une question d’efficacité énergétique. Alors que des oiseaux comme les cormorans ont un plumage moins étanche pour faciliter la plongée et doivent le sécher au soleil, le plumage du héron est parfaitement adapté à son mode de chasse à l’affût. Sous une averse, il peut même gonfler ses plumes pour piéger une couche d’air isolante près du corps. Cette couche de duvet, protégée par les plumes de couverture imperméabilisées, maintient sa chaleur corporelle sans se mouiller. Enfin, leur comportement est tout aussi stratégique : si des oiseaux granivores comme le moineau se mettent à l’abri pour économiser leur énergie, le héron peut rester immobile. La pluie ne perturbe pas sa chasse, voire facilite la capture de proies qui remontent à la surface du sol ou de l’eau. Ainsi, la résistance à la pluie est une combinaison de capacités physiques et de comportements adaptés à chaque espèce.
Les étangs d’Altenach, le 30 août 2025