Contrairement au tarier pâtre que l’on rencontre assez communément, le tarier des prés se fait beaucoup plus rare. Mesurant une douzaine de centimètres, le mâle se distingue par son plumage de reproduction, avec un masque facial , des sourcils blancs très marqués et une poitrine rousse. La femelle et le juvénile, plus discrets, arborent des teintes brunâtres et une poitrine beige. Le tarier des prés est un migrateur au long cours, effectuant chaque année un voyage considérable entre ses aires d’hivernage en Afrique subsaharienne et ses zones de reproduction en Europe et en Asie. En Europe, il installe son nid au sol, dans les prairies et les friches. C’est ici que se joue son drame car le tarier des prés est très dépendant des prairies de fauche traditionnelles. Or, l’intensification de l’agriculture avec la fauche précoce et l’usage de pesticides détruit systématiquement ses nids et réduit considérablement sa nourriture, menant à un déclin dramatique de ses populations. Seuls les refuges préservés comme les chaumes d’altitude où les pratiques sont moins intensives, lui offrent encore des chances de survie.
Réguisheim, le 3 septembre 2025