Colvert lupus

Photographier un canard colvert ne relève pas de l’exploit, tant cette espèce est commune. Elle est présente sur tous les plans d’eau et à force, on n’y prête plus trop attention. Pourtant, le plumage de ce mâle n’est pas inintéressant car il correspond à la phase d’éclipse. Bien que le bec soit encore majoritairement jaune-vert, sa couleur est un peu plus terne et moins vive que celle d’un mâle en plein plumage nuptial. La tête n’est pas d’un vert iridescent éclatant et brillant. On y voit des plumes brunes ou grises, surtout sur le dessus, qui commencent à remplacer les plumes vertes. Le marron de la poitrine est moins intense, et les flancs ne sont pas d’un gris très clair et net. Le plumage semble plus désordonné, et on perçoit un mélange de couleurs ternes qui évoquent la mue. S’il fallait trouver un intérêt supplémentaire à ce gros plan, il faudrait se concentrer sur le bec, proéminent et massif, en faisant abstraction du reste de l’oiseau. On découvrirait alors le masque d’un autre animal, plus rare et qui inspire bien plus la crainte. On vous laisse chercher…

La Petite Camargue Alsacienne, le 18 septembre 2025