Courlis cendré

Début octobre, le long des vasières et des grèves du Bessin, un groupe de courlis cendrés effectue un premier passage au ras des falaises avant de rebrousser chemin, dérangé par la présence de promeneurs. Après une longue boucle pour éviter le danger perçu, ces grands limicoles se posent finalement un peu plus loin sur l’estran rocheux. Reconnaissables à leur plumage brun-gris strié et à leurs longues pattes, ils se sont immédiatement mis à sonder la vase et le sable mou. C’est en enfonçant profondément leur bec long et incurvé, comme une faucille, que le courlis cendré recherche sa nourriture, faite de vers, de mollusques et de crustacés enfouis. La Normandie est une zone d’hivernage et de halte migratoire essentielle pour ces oiseaux. Malheureusement, le nombre de ces oiseaux migrateurs décroît régulièrement. Les causes sont multiples, mais le dérangement sur les zones d’alimentation et la dégradation de leurs habitats de reproduction (prairies et marais) sont des facteurs majeurs de leur vulnérabilité.

Les grèves du Bessin, le 2 octobre 2025