Puceron lanigère

Il n’est pas bien grand mais néanmoins photogénique. Le puceron lanigère de l’aulne (Prociphilus tessellatus) profite d’une dernière journée ensoleillée d’automne pour s’offrir une belle évasion. Cet insecte singulier appartient à la famille des pucerons lanigères (Eriosomatinae) et est une petite merveille de la nature, avec son allure de minuscule flocon de neige en mouvement. Son corps est recouvert d’une abondante sécrétion cireuse blanche et filamenteuse, qui lui donne cet aspect cotonneux si distinctif. L’individu capturé est clairement une forme ailée adulte (ou alate), identifiable par ses ailes transparentes bien visibles. Ces adultes sont produits par la colonie pour se disperser. Ils quittent l’arbre hôte pour aller fonder de nouvelles colonies ou, en cette saison, pour pondre les œufs qui assureront l’hivernage. En tant qu’insecte suceur, il se nourrit de la sève des plantes, principalement l’aulne, mais aussi l’érable. En colonie, il peut causer un affaiblissement de la plante hôte, entraînant la déformation ou la chute des feuilles. De plus, sa sécrétion de miellat favorise le développement d’un champignon noir, la fumagine. Ce puceron offre un spectacle fascinant avec son contraste saisissant de bleu pâle et de blanc sur le vert de la feuille, un véritable tableau de l’activité biologique automnale.

Le plan d’eau de Michelbach, le 7 octobre 2025