Orite… à nouveau

Lorsqu’une troupe de voltigeurs ailés débarque dans la canopée, se déplaçant avec une agilité déconcertante de branche en branche pour dénicher leur pitance, il y a fort à parier qu’il s’agisse d’orites à longue queue. Le silence est presque d’or, mais les mouvements sont furtifs et d’une efficacité redoutable. Il faut dire que l’Orite est capable de s’accrocher au moindre support, se contorsionnant dans tous les sens pour maintenir un équilibre précaire. Elle peine à se fixer et s’amuse à brouiller les pistes avec un plaisir manifeste. Tour à tour, elle se mue en poire renversée, en outre ébréchée, ou en œuf duveteux… La voici justement surprise dans une de ses postures favorites, où elle expose son ventre et simule la perte de sa longue queue. Il faut une bonne dose d’outre-cuidance pour afficher une telle assurance, tout en faisant preuve d’une impertinence joyeuse envers les regards chastes qui l’observent.

Baldersheim, le 21 octobre 2025