Le rôle vital de l’hypholome en touffe, comme celui de tout champignon saprotrophe, repose sur sa capacité à dégrader le bois mort, un matériau extrêmement résistant. La partie invisible du champignon, le mycélium, infiltre d’abord la souche ou le tronc. Le mécanisme clé est la digestion externe : le mycélium sécrète dans le substrat ligneux un arsenal d’enzymes hydrolytiques pour briser les molécules complexes du bois. L’hypholome est spécialisé dans la pourriture blanche, ce qui signifie qu’il cible principalement la lignine, le polymère rigide qui confère sa dureté au bois. Des enzymes spécifiques, comme les lignine-peroxydases et les laccases, oxydent et rompent les liaisons de la lignine. Une fois dégradées, les molécules simples, comme les sucres, sont ensuite absorbées par les filaments mycéliens. Ce processus recycle les nutriments, notamment le carbone, et prévient l’accumulation de débris, assurant ainsi la fertilité et la régénération continue de l’écosystème forestier.
Le carreau Marie-Louise, le 25 octobre 2025