A l’approche du photographe, l’oiseau qui se désaltérait dans une flaque d’eau a jugé qu’il n’était pas très avantagé. Il s’est aussitôt envolé pour se percher sur un grillage et s’est mis à chanter… Cet oiseau est le serin cini (Serinus serinus), le plus petit des fringilles européens (environ 11-12 cm). C’est son chant remarquable qui lui a valu son nom : un gazouillis rapide, liquide et très aigu, fait de longs trilles métalliques, qui s’entend dès le début du printemps. Le mâle est aisément reconnaissable à son plumage jaune vif (sur le front, la poitrine et surtout le croupion) et fortement strié de brun-noir. Sa grosse tête est munie d’un bec court et épais, adapté à un régime granivore. Pour ne pas le confondre avec le Tarin des aulnes, il faut noter que le Serin cini mâle n’a jamais de calotte noire unie ni de bavette noire ; sa calotte est jaune, striée de brun, contrairement au Tarin. L’adulte se nourrit presque exclusivement des petites graines d’herbacées sauvages (pissenlit, séneçon), complétées de bourgeons. Bien qu’originaire des régions méditerranéennes, il a étendu son aire vers le Nord. Il est considéré comme un migrateur partiel : les populations du Nord de l’Europe migrent en hiver vers le Sud et l’Afrique du Nord, tandis que celles du Sud sont plutôt sédentaires.
Baldersheim, le 21 octobre 2025