Dans les années 1950, les paysans plantaient déjà du maïs, une céréale principalement destinée à l’alimentation animale. Les épis étaient coupés avec leurs feuilles protectrices et ramenés à la ferme sur des charrettes tirées par des chevaux ou des boeufs. Soixante quinze années plus tard, la culture du maïs s’est emballée avec des parcelles à perte de vue pour les besoins de l’industrie agroalimentaire. Au moment de la moisson, on commence à voir plusieurs moissonneuses en action, côte à côte. Pour ramener le grain à la coopérative on est passé de la grosse remorque aux camions de transport. Afin de gagner du temps, on en a même sollicité plusieurs qui attendent patiemment leur tour d’être chargés. Aujourd’hui pourtant, un grain de sable s’est mis dans les rouages : les chemins sont très gras et les camions avec leur lourd chargement s’enlisent dans les ornières. Il faut donc faire appel aux machines agricoles, seules capables de se frayer un chemin dans les terrains les plus humides, pour tirer le camion de ce piège. Les autres camions repartiront à vide ; ce sont les remorques tirées par les tracteurs qui feront le reste de la besogne.
Baldersheim, le 28 octobre 2025