Buse variable

L’image de cette buse variable planant au-dessus des anciens terrils, tout en traînant une longue et fine « misère », a soulevé une intrigue digne d’une enquête ornithologique. S’agissait-il d’un simple débris végétal emporté accidentellement, ou d’une rare balise de suivi par télémétrie ? L’identification du rapace est classique pour la région, mais la nature de l’objet, rigide et traînant sous l’oiseau, méritait d’être confrontée aux méthodes scientifiques de marquage. L’hypothèse de la sonde de suivi GPS a rapidement pu être écartée. Les dispositifs de télémétrie, destinés au suivi à long terme, sont habituellement fixés au dos de l’oiseau par un boîtier visible, et non pas aux serres où ils seraient source de gêne et rapidement perdus. L’objet ne présentant pas de boîtier d’émetteur, il est hautement probable que l’image témoigne d’une capture accidentelle survenue lors de la chasse. En plongeant pour attraper sa proie, typiquement un rongeur, la buse a arraché une longue racine ou une tige rigide qui s’est enroulée ou coincée fermement autour de ses serres. Ce débris, inoffensif mais encombrant, est alors traîné en plein vol, illustrant que même le maître des cieux n’est pas à l’abri des désagréments du sol.

Le Terril Marie-Louise, le 10 novembre 2025