Contrairement à de nombreux insectes qui préfèrent la pénombre pour assurer leur descendance, certains coléoptères phytophages, comme les chrysomèles, n’hésitent pas à féconder et à déposer leurs œufs en pleine journée. Dès que la femelle est prête à pondre, elle escalade les tiges de la végétation hôte à la recherche d’un support adéquat. Lors de l’expulsion de chaque œuf, l’insecte sécrète un fluide adhésif naturel qui durcit instantanément au contact de l’air, scellant ainsi l’ovule sur la surface végétale à l’épreuve des intempéries. Une fois l’œuf solidement ancré, la femelle s’avance méthodiquement de quelques centimètres le long du brin d’herbe avant d’amorcer l’expulsion suivante. Ce déplacement systématique permet de répartir la ponte en une série espacée, une stratégie cruciale pour limiter les pertes massives si un prédateur venait à repérer le site de déposition.
Les Octrois, le 13 août 2026