Sur le flanc sud, une dégradation s’amorce par la mise en place d’une structure orageuse particulièrement virulente. À l’avant du système, le ciel se verrouille sous un imposant rideau de précipitations d’une opacité remarquable. Bien que la densité du cœur d’orage masque les canaux électriques qui zèbrent la masse sombre, l’activité intra-nuageuse y est intense : les frottements soutenus entre les grêlons et les gouttes surfondues au sein du courant ascendant génèrent un champ électrique maximal, trahi par des flashs diffus piégés derrière le mur de vapeur. À la lisière de ce front d’attaque, la faille lumineuse matérialise la zone d’aspiration d’air chaud C’est dans ce secteur de puissants cisaillements et de forts gradients thermiques que se concentre la menace. L’abaissement brutal de la base nuageuse, l’activité électrique noyée et la réflexivité sombre de la masse d’air confirment le passage imminent d’un cœur de grêle majeur, prêt à balayer la zone sous de violentes rafales de subsidence.
Baldersheim, le 27 août 2026