Antilope à nez tacheté

Au cœur de l’été, l’addax, cette antilope sahélienne aux cornes torsadées, offre dans l’enceinte du zoo une image de quiétude, cherchant la fraîcheur du sol. Cette posture rappelle l’extraordinaire adaptation de l’espèce à son milieu naturel désertique. L’addax est un maître de la thermorégulation : il peut laisser sa température corporelle augmenter (hyperthermie régulée, jusqu’à 46°C) pour éviter la transpiration et l’épuisement hydrique, protégeant son cerveau via un échangeur de chaleur. Classé en Danger Critique d’Extinction, l’addax est aujourd’hui plus souvent rencontré dans les zoos. Ces populations captives représentent une assurance vie contre l’extinction sauvage et sont la base des programmes de réintroduction. En captivité, l’addax bénéficie de soins vétérinaires et d’une sécurité totale, mais il perd inévitablement des comportements de survie naturels (recherche active de nourriture/eau, méfiance des prédateurs). Néanmoins, pour cette espèce au bord du gouffre, les avantages de la conservation hors site priment largement, faisant des zoos les acteurs essentiels de sa survie.

Le jardin zoologique de Mulhouse, le 30 août 2025