Le râle d’eau partage son habitat humide avec un passereau encore plus difficile à observer : la cisticole des joncs. Sa taille minuscule, à peine 10 centimètres, et le milieu dense de la roselière dans lequel il évolue rendent son observation visuelle rare. Seul le mâle se distingue et attire l’attention durant la saison de reproduction grâce à son vol nuptial en zigzags, accompagné de son chant puissant, un « tchip » aigu et monotone. D’apparence, l’oiseau arbore un plumage brun sableux très strié qui lui offre un excellent camouflage. Il s’accroche aux tiges de phragmite avec une allure altière, ses doigts spécialisés maintenant une posture verticale. Son bec est fin et pointu, parfaitement adapté à son régime principalement insectivore (diptères, araignées, etc.), et lui vaut le surnom de « bec tisserand », car il l’utilise comme une aiguille pour coudre son nid avec des brins d’herbe et des fils de soie d’araignée. Le statut migratoire est limité : l’espèce est majoritairement sédentaire sur le littoral, mais sa sensibilité au froid peut l’obliger à des déplacements à courte distance durant les hivers rigoureux.
La réserve de Vauville, le 30 septembre 2025