Crise des champs

Vraisemblablement vous avez déjà eu l’occasion d’observer le cirse des champs (Cirsium arvense), une espèce vivace très répandue en Europe. Elle se reconnaît à ses fleurs mauves ou pourpres et relativement petites, regroupées en bouquets au sommet de tiges qui sont souvent non ailées et peu épineuses. Le problème, c’est qu’on la nomme également « chardon » des champs » . Or crise et chardon sont deux genres différents de plantes ; la distinction botanique principale réside dans la structure du pappus (l’aigrette plumeuse) sur leurs graines. Chez le Cirse, le pappus est plumeux (les soies ont des barbes latérales, comme de petites plumes), ce qui favorise la dispersion par le vent. Chez le chardon (Carduus), les soies du pappus sont simples (non barbelées). Sur le terrain, le cirse des champs se distingue aussi par son cycle de vie vivace et ses tiges non ailées, contrairement aux « vrais chardons » qui sont bisannuels et portent des ailes épineuses sur leurs tiges. Le cirse des champs est une excellente plante mellifère qui attire de nombreux pollinisateurs. Sur les gros plans des fleurs, on observe une forte concentration de petits insectes : des pucerons (ou aphides), souvent de couleur noire et comprenant des formes ailées. Ces pucerons se nourrissent de la sève de la plante. Leur présence attire également des fourmis, qui « traient » les pucerons pour consommer le miellat, en échange de quoi les fourmis protègent la colonie.

Baldersheim, le 21 septembre 2025