La patte de la foulque macroule est un exemple fascinant d’adaptation à son environnement amphibie. Contrairement aux pattes entièrement palmées des canards, la foulque possède des pattes lobées. Chaque long doigt est muni de membranes charnues, ou « lobes », qui se déploient sur les côtés. Cette conception unique offre un double avantage. Sur l’eau, les lobes s’ouvrent, augmentant la surface de contact et agissant comme des pales de rame pour une propulsion efficace lors de la nage et de la plongée. Sur un sol solide ou un tapis de végétation dense, les lobes se replient. Cette capacité permet à l’oiseau de se déplacer avec plus d’aisance et moins d’encombrement que s’il avait des pattes entièrement palmées. Il faut se souvenir que les doigts d’un oiseau sont également recouverts d’écailles de kératine, une protéine résistante qui le protège des abrasions et des blessures. Ces écailles se renouvellent continuellement tout au long de la vie de l’oiseau. Cette combinaison de mobilité terrestre et aquatique fait des pattes de la foulque un outil parfaitement polyvalent, essentiel à sa survie et à son mode de vie.
Le plan d’eau de Michelbach, le 16 septembre 2025