Marins d’autrefois

Dans le cadre d’une exposition historique sur le port de Barfleur, un cliché en noir et blanc rappelle la rudesse de la pêche artisanale il y a plus d’un siècle. L’image est centrée sur un groupe de sept marins regroupés sur le pont, occupés à des tâches manuelles. Leurs visages, marqués par le vent et le labeur, sont encadrés par des casquettes ou des bonnets de marin. Leurs vêtements sont simples et fonctionnels, adaptés à la vie rude en mer. Le bateau lui-même est un vieux gréement en bois. Les plans de travail sont envahis par les cordages épais, entassés en grosses bottes, ainsi que par d’autres éléments de l’accastillage. Cette structure navale et cet équipement témoignent de la dépendance à la seule force physique et à l’expérience traditionnelle pour naviguer et pêcher. La densité des hommes sur un espace réduit, travaillant de concert, évoque une vie communautaire intense. La préparation observée n’est que le prélude à une campagne de pêche longue, difficile et périlleuse, où les hommes devront affronter les éléments sans l’aide de la technologie moderne.

Barfleur, le 29 septembre 2925