Le pipit farlouse est un petit passereau brun et strié, qui passe la grande majorité de son temps au sol dans les prairies et les zones dégagées. Il est facilement reconnaissable à son vol chanté nuptial, au cours duquel il s’élève avant de se laisser tomber « en parachute » ; cela lui a valu autrefois d’être appelé « alouette folle ». Son nom vernaculaire, « pipit », est une simple onomatopée imitant son cri aigu, tandis que « farlouse » est un terme d’origine incertaine. Cet oiseau est un migrateur partiel, observant deux grandes périodes de mouvement : la migration prénuptiale (retour) au printemps (mars-avril) et la migration postnuptiale à l’automne (septembre-octobre). Ceux qui n’hivernent pas dans l’ouest ou le sud de la France rejoignent les rives de la Méditerranée ou les pays d’Afrique du Nord. Le pipit farlouse se nourrit principalement de petits invertébrés qu’il trouve au sol, où il construit son nid bien dissimulé dans la végétation rase. Il est d’ailleurs souvent parasité par le coucou gris. Malheureusement, le fait de nicher au sol le rend très vulnérable à la destruction des nichées par les fauches précoces ou l’intensification agricole. Le pipit farlouse est aujourd’hui classé comme vulnérable en France, montrant l’urgence de préserver ses habitats.
La pointe de Barfleur, le 29 septembre 2025