Sympetrum vulgaire

Mi-octobre, la floraison des plantes est quasiment terminée et les insectes commencent à se raréfier. On peut encore observer certaines espèces au dernier stade de leur vie. C’est le cas de cette libellule posée sur un chemin sablonneux qui se réchauffe au soleil de l’après-midi. L’identification de l’individu, un mâle mature, repose sur une combinaison de traits morphologiques. Le critère le plus probant est la présence de pattes sombres striées de jaune longitudinalement. La tête révèle également un indice clé : une bande noire qui descend du front le long des yeux, L’abdomen est d’un rouge mature, reposant sur un thorax brun assez uniforme. C’est un sympetrum vulgaire, une espèce qui a encore un pic d’activité en fin d’été et en automne. Mais sa vie d’imago s’achève. Finies les patrouilles près de l’eau, à la recherche de femelles et la ponte effectuée en tandem par dessus la végétation des rives. Comme tous les odonates, le sympetrum vulgaire suit une métamorphose incomplète. L’oeuf éclot en une larve aquatique qui passe souvent deux années au fond de l’eau, se nourrissant de petits invertébrés, avant de grimper sur une tige pour l’émergence.

Baldersheim, le 15 octobre 2025