Tourne-pierres à collier

Revenu de ses zones de nidification arctiques, le tournepierre à collier prend possession des estrans rocheux et des vasières encombrées à la marée descendante. Pour traquer les petits crustacés, mollusques et vers dissimulés sous les obstacles, cet oiseau déploie une méthode de recherche singulière et particulièrement énergique. Arpentant le sol d’un pas vif, il utilise son bec court, fort et légèrement retroussé comme un levier pour basculer les cailloux, fureter dans les amas d’algues fraîches et retourner les paquets de goémon qui abritent une multitude de puces de mer. Il profite également des moindres failles de l’estran, insérant avec précision son bec entre les valves des coquillages entrouverts pour en extraire la chair avant qu’ils ne se referment. Attentif au moindre mouvement dissimulé sous ce couvert végétal, le tournepierre inspecte ainsi chaque recoin du littoral, tirant parti de toute opportunité alimentaire avec une habileté remarquable.

L’Illeau des Niges, le 11 octobre 2026