Veau marin

En ce dimanche matin, la saison de chasse en est à sa deuxième semaine. Plusieurs leurres sont disposés à l’entrée du marais et de temps en temps, on entend des détonations. Cela ne semble pas perturber le phoque qui se prélasse sur un banc de sable. C’est un Phoque veau-marin (Phoca vitulina), également appelé phoque commun, l’espèce la plus répandue et l’une des plus tolérantes à la présence humaine. Il est facilement identifiable par sa tête arrondie, son museau court qui rappelle une « tête de chien » et ses narines qui se rejoignent pour former un « V ». Plus petit que son cousin le phoque gris, il mesure entre 1,40 m et 1,90 m et porte un pelage tacheté, dont la couleur varie du gris clair au brun foncé. Son biotope de prédilection se trouve dans les eaux côtières, les baies abritées et les estuaires, où il peut profiter de bancs de sable découverts à marée basse pour se reposer. Le Phoque veau-marin est avant tout un carnivore piscivore qui se nourrit d’une grande variété de poissons (harengs, plies) et de céphalopodes. Bien qu’il se rassemble en groupes pour se reposer sur les échoueries, il est considéré comme plutôt solitaire lorsqu’il chasse. Il utilise ses vibrisses très sensibles pour détecter ses proies, même dans les eaux troubles. Contrairement au phoque gris, il est très sédentaire et ses petits, capables de nager dès la naissance, ne sont pas tributaires d’un long séjour à terre.

La pointe de Brévands, le 28 septembre 2025